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    Le 19 septembre, Miroslav Lajčák (droite), Président de la 72ième session de l'AG des NU, avec Andrej Kiska, Président de la Slovaquie, à l'ONU à New York.

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  • Origine de la langue slovaque                    Origine de la langue slovaque

                                   Anton Bernolák                                                                                    Ľudovít Štúr

    La langue slovaque est la langue officielle de la République slovaque. Le slovaque est parlé par les 5,5 millions d’habitants de la Slovaquie, plus d’un million d’émigrants aux États-Unis et environ 300 000 personnes en République tchèque. On trouve des communautés plus petites de langue slovaque dans de nombreux pays.

    Bien que le slovaque et le tchèque se soient développés dans des conditions différentes pendant une longue période (la Slovaquie est devenue une partie du Royaume de Hongrie pendant le XIe siècle), ils sont restés relativement proches l’un de l’autre. Cependant, certaines caractéristiques spécifiques du slovaque  ont un parallèle dans les langues slaves du Sud. Dans des études slaves plus anciennes, ces caractéristiques étaient considérées à tort comme des influences des langues slaves méridionales.

    Le slovaque appartient (à l’intérieur de la grande famille des langues indo-européennes) à la branche occidentale des langues slaves, tout comme le polonais, le tchèque, le haut-sorabe et le bas-sorabe. Les faits linguistiques, historiques et archéologiques montrent que le slovaque s’est développé directement à partir du proto-slave (et non à travers un stage proto-tchécoslovaque). La base proto-slave du slovaque s’est formée dans l’espace entre les Carpates, le Danube et la Moravie supérieure, entrant en contact à l’ouest avec les Slaves de l’ouest et au nord et nord-est avec les Slaves de l’est. Les Slaves prédécesseurs des Slovaques sont venus dans cette zone au VIe siècle depuis le sud-est. La langue reconstruite du groupe ethnique de Moravie, qui s’est divisé en plusieurs dialectes mais était représenté par une certaine forme culturel, peut être considérée comme la base du slovaque. La langue slovaque s’est développée rapidement entre le Xe et le XIIe siècles et s’est stabilisée entre le XIIIe et le XVe siècles. Entre le XVIe et le XVIIIe siècles, le tchèque était utilisé comme la langue de culture en Slovaquie, en même temps que plusieurs types de slovaques culturels tels que le slovaque culturel occidental, le slovaque culturel central et le slovaque culturel oriental. À partir de la fin du XVIIIe siècle, il y eut des tentatives d’élaboration d’une langue slovaque littéraire.

    À la fin du XVIIIe siècle, Anton Bernolák basa sa codification sur le slovaque occidental culturel, mais échoua à cause d’un changement des conditions sociales et économiques. Ľudovít Štúr utilisa le slovaque central comme base, son idée eut rapidement du succès, et après quelques modifications (Martin Hattala, Michal Miloslav Hodža) elle s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui. Au cours du développement du slovaque littéraire, on peut distinguer la période Bernolák (1787–1845), la période Štúr (1846–1852), la période de la réforme (1852–1863), la période Matica et Martin (1863–1918), l’entre-deux-guerres (1918–1940) et la période actuelle (à partir de la Seconde Guerre mondiale).


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    Charte 77 : il y a quarante ans, des intellectuels résistaient au totalitarisme communiste

    Dans la Tchécoslovaquie soviétique, la Charte 77 fut un mouvement de dissidence et de lutte pour les droits de l'homme dont on fête les quarante ans.

    Le mouvement est né à l'automne 1976, en réaction aux persécutions auxquelles était soumis un groupe de rock praguois "Plastic people of the universe". Mais ses racines sont plus profondes. Beaucoup d'écrivains et d'artistes, dont Havel, Kundera, Vaculik, avaient joué un rôle important en 1967-1968, lors du Printemps de Prague, tentative de rendre plus humain le système socialiste («socialisme à visage humain»). L'intervention des troupes soviétiques, en août 1968, avait brutalement mis fin à cette tentative de réforme. Mais certains des protagonistes du Printemps de Prague ne renoncèrent pas pour autant à leurs aspirations démocratiques. Professeurs des universités, éditeurs ou journalistes, ils devinrent maçons ou laveurs de vitres mais ils refusèrent tout compromis avec le régime. Il figure parmi les signataires de la Charte 77.

    Entre-temps, eut lieu la Conférence pour les droits de l'homme d'Helsinki, en 1975, dont les documents furent signés aussi par les pays de l'est de l'Europe. Par conséquent, les signataires de la Charte 77 demandèrent une chose, en apparence, très simple: le respect des principes de la Conférence d'Helsinki. Mais, évidemment, les leaders communistes n'avaient aucunement l'intention de tenir parole, tout comme ils se moquaient des droits inscrits dans la constitution de leurs propres pays. La Charte demandait donc (dans l'esprit d'Helsinki) la liberté d'expression, la liberté de circulation des idées, la possibilité pour chaque citoyen de formuler des opinions politiques indépendantes et de prendre des positions critiques à l'égard des problèmes sociaux, la liberté des cultes, la liberté d'association et de manifestation. Le texte soulignait que le principe sacro-saint du rôle dirigeant du parti communiste conduit à l'abolition des droits civiques et que la surveillance permanente de la population par la police secrète rend l'atmosphère irrespirable dans le pays. Les signataires désiraient avoir un dialogue constructif avec le pouvoir.

    En janvier 1977 la Charte avait déjà été signée par 242 personnes . Ils seront jusqu'à 1700 autres. Parmi les signataires - des écrivains: Václav Havel, évidemment , et puis Pavel Kohout, Jaroslav Seifert (qui aura, en 1984, le prix Nobel), Ludvík Vaculík, Jiri Kolár, le philosophe Jan Patocka, des hommes politiques, figures de premier plan du Printemps de Prague - Zdenek Mlynár, Jiri Hájek, Jiri Dienstiber, l'historienne d'art Anna Farova, la célèbre chanteuse Marta Kubisová etc., etc. Chaque année, la Charte avait trois porte-parole. Pour 1977, ce furent Havel, Patocka et Hájek.

    Le grand philosophe Jan Patocka fut la première victime de la répression. Harcélé, soumis à de longs et pénibles interrogatoires, il mourrut le 13 mars 1977 à l'approche de ses 77 ans, des suites d'une hémorragie cérébrale. On dit que, le jour de son enterrement, les autorités donnèrent aux fleuristes de fermer afin d'empêcher les gens de rendre hommage au philosophe. Plusieurs signataires de la Charte furent ultérieurement arrêtés et firent de la prison (Havel sera emprisonné pendant cinq années). Toutefois, la Charte continua, clandestinement, son activité, en diffusant ses documents par l'intermédiaire du «samizdat». Son écho international fut considérable, même si elle fut essentiellement un mouvement d'intellectuels, à la différence de la Solidarité polonaise. En Roumanie, elle  inspira le mouvement autour de l'écrivain Paul Goma ; malheureusement, cela ne dura pas car Goma fut «expédié» à l'étranger (à Paris, en l'occurrence). Indiscutablement, la figure symbolique de la Charte fut celle de Václav Havel (1936-2011), qu'on retrouva à trois moments-clé: le Printemps de Prague, la Charte de 77 et la Révolution de velours.

     Pour voir la charte 77, cliquez ici.


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  • La Slovaquie

    La Slovaquie est une région occupée aux quatre cinquièmes par les montagnes, les plaines étant au sud-est (Michalovce) et au sud-ouest (plaine du Danube). Le noyau le plus élevé est constitué par les Hautes Tatras à l'aspect alpin. Entre les Basses et les Hautes Tatras (Tatry), le puissant sillon du Váh, formé de bassins et de défilés, se dirige dans sa partie aval vers la subsidence pannonienne. Les Basses (ou Petites) Tatras, ou Tatry, ne dépassent guère 2 000 m. Elles offrent de beaux exemples de relief jurassien, plissé et tabulaire, taraudé de grottes qui attirent de nombreux touristes, comme celle de Dobšiná. Ces pays du calcaire sont précédés, au sud, , avant la plaine pannonienne, des monts Métallifères slovaques, qui forment avec les hauteurs du nord de la Hongrie, dont ils se rapprochent, la partie interne de l'arc carpatique.

    Les plaines slovaques représentent des golfes de la mer pannonienne, et l'on y trouve tous les éléments de la bordure de la vaste plaine intracarpatique : cônes de déjections et vallées à terrasses, collines néogènes supportant des vignobles et des vergers, placages de lœss...

    À l'ouest, entre les Tatras et les Carpates Blanches, que prolongent au sud les Petites Carpates, s'interposent les Fatry. Au nord de tout cet ensemble montagneux s'étire l'arc des Beskides. Le climat, surtout dans la plaine du Danube et ses bordures collinaires, est moins rude qu'en Bohême. La vigne pousse sur les collines. Les montagnes sont très boisées. Aux feuillus succèdent les conifères, puis la prairie alpine.


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